22 élus, 239.8M€ de marchés publics, 5 croisements détectés entre intérêts privés et argent public. Plongée dans les données du Alpes-de-Haute-Provence.

Le Alpes-de-Haute-Provence en chiffres

Le Alpes-de-Haute-Provence (04) compte 22 responsables publics soumis à des obligations de transparence. Ces élus — maires, conseillers départementaux et régionaux, parlementaires — sont les gestionnaires de l'argent public de ce territoire.

Sur la période analysée, 437 contrats publics ont été attribués dans le département, pour un montant cumulé de 239.8M€. Ces marchés — travaux, fournitures, services — sont financés par l'impôt. Chaque euro dépensé devrait être traçable.

287 entreprises distinctes se partagent ces contrats publics. La question centrale : cette répartition est-elle équitable, ou certains acteurs bénéficient-ils d'un accès privilégié ?

Le score de cohérence moyen des élus du département (54/100) est proche de la moyenne nationale (59/100).

Chiffres clés

22Élus déclarantssur 6667 au national
437Marchés publics239.8M€ cumulés
287Entreprises attributairesprestataires distincts
5Croisements détectésliens élu ↔ entreprise ↔ marché
94/100Score de concentrationdiversité des attributaires

Concentration des marchés publics

Avec un score de concentration de 94/100, le Alpes-de-Haute-Provence présente une bonne diversité dans l'attribution de ses marchés publics. Les contrats sont répartis entre un nombre significatif d'entreprises, ce qui est un indicateur positif de concurrence.

Les trois premiers attributaires (EIFFAGE ROUTE GRAND SUD, COLAS FRANCE, SNEF) cumulent 40 contrats pour 62.6M€, soit environ 26% du total départemental.

Le score de concentration est calculé à partir de l'indice de Herfindahl-Hirschman (HHI), qui mesure la répartition des parts de marché entre les entreprises attributaires. Un score de 100 signifie une répartition parfaitement équitable ; un score proche de 0 signifie qu'une seule entreprise capte tout.

Transparence déclarative des élus

Sur les 22 élus du Alpes-de-Haute-Provence référencés par VigiCité, 22 ont au moins une déclaration enregistrée à la HATVP.

0 (0%) ont une déclaration de patrimoine accessible, et 19 (86%) ont une déclaration d'intérêts. La déclaration de patrimoine est la plus sensible : elle liste les biens immobiliers, comptes bancaires, et participations financières de l'élu.

La déclaration la plus récente dans le département date du 2026-02-05.

Le score moyen de transparence déclarative du département est de 45/100. Ce score prend en compte la complétude des déclarations, leur ancienneté, et la disponibilité des données en format ouvert (XML).

Densité du réseau élu-entreprises

L'analyse des réseaux de relations entre élus et entreprises dans le Alpes-de-Haute-Provence révèle des profils à densité variable. Un élu avec de nombreuses relations détectées n'est pas nécessairement en situation irrégulière — il peut s'agir d'un entrepreneur élu, ou d'un responsable de collectivité importante. Ce qui compte, c'est la cohérence entre ce qui est déclaré et ce qui est détecté.

Marion MAGNAN (Vice-Présidente du conseil départemental des Alpes-de-Haute-Provence) : 81 relations détectées avec des entreprises titulaires de marchés publics.

Elisabeth JACQUES (Présidente de la communauté de communes Vallée de l'Ubaye Serre-Ponçon) : 80 relations détectées avec des entreprises titulaires de marchés publics.

Jacques BRES (Vice-Président du conseil départemental des Alpes-de-Haute-Provence) : 80 relations détectées avec des entreprises titulaires de marchés publics.

Pierre CATILLON (Conseiller départemental des Alpes-de-Haute-Provence) : 80 relations détectées avec des entreprises titulaires de marchés publics.

Alain DELSAUX (Conseiller départemental des Alpes-de-Haute-Provence) : 79 relations détectées avec des entreprises titulaires de marchés publics.

En moyenne, les élus les plus connectés du département ont 80 relations détectées.

Profils les plus significatifs

ÉluFonctionScore
Marion MAGNANVice-Présidente du conseil départemental des Alpes-de-Haute-Provence54/100
Jacques BRESVice-Président du conseil départemental des Alpes-de-Haute-Provence54/100
Eliane BARREILLEPrésidente du conseil départemental des Alpes-de-Haute-Provence54/100
Marcel GOSSAVice-Président du conseil départemental des Alpes-de-Haute-Provence54/100
Patrice SELLYPrésident de la communauté d'agglomération Intercommunale de la Réunion Est (Cirest)54/100
Robert GAYVice-Président du conseil départemental des Alpes-de-Haute-Provence54/100
Sandra RAPONIVice-Présidente du conseil départemental des Alpes-de-Haute-Provence54/100
Stéphanie COLOMBEROVice-Présidente du conseil départemental des Alpes-de-Haute-Provence54/100
Pierre CATILLONConseiller départemental des Alpes-de-Haute-Provence55/100
Camille GALTIERPrésident de la communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon Agglomération55/100

Principaux attributaires de marchés

Sources, méthodologie et limites

Sources utilisées :

HATVP : déclarations de patrimoine et d'intérêts des responsables publics, mises à jour en continu par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

DECP — data.gouv.fr : données essentielles de la commande publique, publiées par les acheteurs publics conformément à l'article 107 du décret n°2016-360.

API recherche-entreprises : données SIRENE de l'INSEE pour l'identification des entreprises.

Méthodologie de croisement :

Un croisement est détecté lorsqu'un élu déclare des participations financières dans une entreprise (via sa déclaration HATVP), et que cette même entreprise apparaît comme attributaire de marchés publics dans le département d'exercice de l'élu. Le rapprochement est effectué par numéro SIREN (identifiant unique INSEE), ce qui élimine les homonymies.

Scores de cohérence :

Chaque élu reçoit un score sur quatre dimensions (cohérence patrimoine, concentration marchés, densité réseau, transparence déclarative) dont la méthodologie complète est disponible sur la page Méthodologie. Un score bas n'est pas un jugement : c'est un signal qui mérite vérification.

Toutes les données sont publiques, toutes les analyses sont reproductibles, et le code source de VigiCité est ouvert sous licence AGPL-3.0.